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Écrits de Michèle Frank

Sarah en clair-obscur

Roman, 2016

La vie de Sarah commence par deux meurtres. Coupable elle l’est, parce qu’elle a tué sa mère à sa naissance. Coupable elle l’est, parce que son père a voulu suivre sa compagne dans la tombe. Coupable elle l’est, parce que ses grands-parents ont dû la prendre en charge, elle qui leur a pris leur fille unique.

Ce sont les livres qui feront son éducation et lui serviront de refuge. La vie de famille, qu’elle a choisie trop jeune, ne satisfait pas le rêve d’amour qu’ont fait naître les romans.

Jean, pour lequel elle quitte mari et enfants sur un coup de tête, se révélera très vite manipulateur et pervers. C’est un coup du sort qui fera de Sarah une femme libre.

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Couverture du roman Sarah en clair-obscur

Correspondances

Livre d’art, écrit avec René Wiroth, 2009

Un ouvrage dont le sous-titre touche à l’exégèse et en dit assez sur les échanges et les complicités dont il est ici question. Postulat et démonstration que « dans l’univers composé de règnes analogues, chaque élément correspond à un élément d’un autre règne ».

Cet ouvrage riche de 200 pages avec quelque 150 reproductions en couleur des sculptures et tableaux des artistes, et une dernière partie qui est véritable album photos, paraît comme le précédent aux éditions Guy Binsfeld.

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Ressac

Roman, 2006

Écrit d’un souffle, « Ressac » nous emporte dans la vague qui se retourne violemment sur elle-même, dès qu’elle rencontre un obstacle. Le rythme qu’emprunte la narratrice, évoquant les écueils de la vie qui font remonter à la surface les angoisses d’abandon de l’enfance, nous replonge sans cesse dans les plaies béantes du souvenir.

L’ambivalence de la mère, la disparition du père, l’éloignement du frère trop aimé, les allées et venues d’un homme qu’elle prend, qu’elle jette et dont elle ne peut se libérer, un homme angoissé comme elle, avec lequel elle joue aux jeux cruels de l’amour, comme pour se faire les dents, dans cette soif intarissable de reconnaissance qu’ils ont en commun…

Un cycle infernal, dont elle ne sortira qu’en découvrant que la création est à la fois un exorcisme et une façon de conjurer le mal d’être.

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La solitude

Texte, 2005

La solitude ne semble pas être mon lot, ni le mode de vie que j’ai choisi. J’aime le contact avec les autres. Non pas ces rapports superficiels qui ne servent qu’à donner l’illusion de rester en contact avec ses semblables, d’appartenir à un milieu social et de trouver toujours une échappatoire en cas de besoin. Non pas ces rapports qui ne servent qu’à nous distraire de nous-mêmes, lorsque nous ne supportons plus notre compagnie. Non pas ces rapports qui nous permettent de nous cacher derrière l’abstraction et la dénégation, mais ceux qui nous donnent le sentiment d’exister. Les rapports avec les autres ne m’intéressent que s’il y a une prise de risques : risque qu’implique le fait de s’ouvrir, de se dire, de se découvrir, de fournir des arguments à ceux qui vous jugent.

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L’Or et l’Argile

Livre d’art, écrit avec René Wiroth, 2001

Deux artistes contemporains vivant en couple, tellement différents qu’ils sont complémentaires, présentent leurs difficultés, leurs réflexions et leurs œuvres. Cet ouvrage relate la rencontre d’un homme et d’une femme, la difficulté de la vie à deux, lorsque chacun se positionne comme artiste dans notre société. […]

Nous rapportons, à tour de rôle, l’envol que permet cette rencontre inespérée, autant sur le plan personnel qu’artistique, la difficulté d’imposer sa personnalité et d’aménager les plages de retrait que nécessite la création, les peurs et les déchirements du couple qui lutte pour son individualité dans une relation qui se veut paradoxalement symbiotique. Mais est-ce un choix ?

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De toute cicatrice monte une vérité crispée

Texte, 1993

« De toute cicatrice monte une vérité crispée. « Depuis des années, ce cri que j’ai entendu un jour dans une chanson de Jean Vasca me hante. Résumé saisissant de ce que j’ai ressenti et essayé de comprendre dans mon propre vécu, mais aussi dans celui de ceux que j’ai côtoyés au fil du temps, de ceux que j’ai eu le bonheur d’approcher par leurs créations littéraires, philosophiques ou artistiques.

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Points de fuites

Discours, 1991

Points de fuites – titre étrange pour une exposition me direz-vous. Surtout au pluriel. Point de fuite, point de convergence des lignes parallèles, en perspective. Point qui en réalité n’existe pas, ou qui n’existe que de manière subjective, point où l’œil s’égare et se fixe sur l’horizon. Plus qu’une portion de l’espace, un moment un point de repère, un point d’appui. Un point chaud, où se livrent tous les combats, où tout s’éclate dans l’émotion, un point mort où tout s’annihile dans le désarroi, la dérision – où toute évolution semble impossible.

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Errances

« L’art est une blessure qui devient lumière. » (Braque)

La vie est une blessure qu’on reçoit, qu’on inflige, qui se cicatrise pour s’étioler comme des racines dans la peau, dans le cœur, dans la tête, comme un cri au fond de la gorge, pour jaillir dès que la moindre égratignure la fait resurgir de l’oubli…

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