{"id":240,"date":"2009-06-30T10:00:19","date_gmt":"2009-06-30T08:00:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.frank-wiroth.lu\/rene-wiroth\/?page_id=240"},"modified":"2014-01-27T16:45:58","modified_gmt":"2014-01-27T15:45:58","slug":"expo-tem-a-goviller-2009","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/rene-wiroth\/expo-tem-a-goviller-2009\/","title":{"rendered":"Expo TEM \u00e0 Goviller 2009"},"content":{"rendered":"<h2>Le R\u00e9publicain Lorrain<\/h2>\n<p>CULTURE exposition \u00e0 goviller<\/p>\n<p>L\u2019art contemporain joyeux<\/p>\n<p>Entre les peintures tr\u00e8s intimes du cor\u00e9en Jae Woo Park et l\u2019installation \u00e0 quatre mains de Mich\u00e8le Frank et Ren\u00e9 Wiroth, le lieu d\u2019exposition campagnard TEM, pr\u00e8s de Nancy, frappe encore tr\u00e8s fort.<\/p>\n<p>Sur l\u2019affiche, le soleil s\u2019infiltre \u00e0 travers une cloison \u00e0 claire-voie. Mais c\u2019est une temp\u00eate qui a frapp\u00e9 le lieu d\u2019exposition TEM, \u00e0 Goviller, \u00e0 quelques jours de son ouverture. Le jardin, un des plus beaux de Lorraine, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9vast\u00e9. Cette nouvelle avanie n\u2019a pas arr\u00eat\u00e9 Alyne Rosenkrantz. Elle a replant\u00e9 le jardin et des jambes d\u2019artistes y courent en libert\u00e9. Dans la grange, aux volumes immenses, les \u0153uvres se multiplient entre les mains d\u2019une trentaine de cr\u00e9ateurs. Chaque pas change la perspective et l\u2019\u0153il y d\u00e9couvre une nouvelle mani\u00e8re de voir l\u2019exposition.<br \/>\nLa claire-voie a aussi donn\u00e9 l\u2019indication d\u2019une mise en sc\u00e8ne au rez-de-chauss\u00e9e dans les anciennes \u00e9curies. Des cloisons ont modifi\u00e9 la vue depuis l\u2019an dernier : dix ans qu\u2019on vient et ils continuent de nous \u00e9tonner. Nouveau venu \u00e0 Goviller, le Cor\u00e9en Jae Woo Park frappe par la ma\u00eetrise de sa peinture. Un personnage allume sa cigarette en quatre tableaux et c\u2019est toute l\u2019humanit\u00e9 qui s\u2019affiche. Deux petites filles en imper rose bondissent sur deux autres \u0153uvres, soign\u00e9es. Le coup de c\u0153ur est imm\u00e9diat \u00ad ces tableaux-l\u00e0 ont d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 acqu\u00e9reurs.<br \/>\nA l\u2019\u00e9tage, Manuela Cordenos a repris son tricotage de bouts de papier pour offrir un ourson g\u00e9ant. Le bricoleur fantasque Ren\u00e9 Hippert, avec sa petite famille, projette des r\u00eaves de fum\u00e9e et de sons. St\u00e9phane Noviant se prom\u00e8ne dans une rue de Nancy et en sort une galerie de portraits peints avec une extr\u00eame attention au d\u00e9tail, dans une composition vivante. A plafond haut, R\u00e9gine Lehmann r\u00e9pond avec des panneaux de bois d\u00e9roul\u00e9. Ces rideaux v\u00e9g\u00e9taux immobilisent le temps et offrent une vie a\u00e9rienne \u00e0 l\u2019exposition de cette ann\u00e9e.<br \/>\nRen\u00e9 Wiroth ne dira pas le contraire. Avec Mich\u00e8le Frank, ils ont travaill\u00e9 en commun, hant\u00e9 par le souvenir du fondateur de cette initiative, Claude Rosenkrantz. La peintre a d\u00e9laiss\u00e9 les couleurs chaudes pour des bleus marins et le sculpteur a oubli\u00e9 le plexiglas au profit de l\u2019alu : ses personnages volent et dressent un hommage \u00e0 un homme qui avait tant de conviction qu\u2019il semble perdurer par-del\u00e0 sa fin. Les artistes revenus d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e (Brigitte Bourdon, l\u2019\u00e9tonnante Franc Volo, Jac Vitali), sa femme et sa fille font plus qu\u2019entretenir la flamme : elle devient un brasier \u00e9mouvant de cr\u00e9ations.<br \/>\nJulien B\u00c9N\u00c9TEAU. Galerie TEM, 55 Grand\u2019Rue \u00e0 Goviller, tous les dimanches de 14 h \u00e0 19 h. Entr\u00e9e libre. T\u00e9l. : 03 83 52 88 33.<br \/>\nLe R\u00e9publicain lorrain Publi\u00e9 le 30\/06\/2009<\/p>\n<div class=\"divider\"><h5><span> <\/span><\/h5><\/div>\n<h2>L&rsquo;Est R\u00e9publicain<\/h2>\n<h1>Goviller, capitale de l&rsquo;art<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>(L&rsquo;Est R\u00e9publicain &#8211; 13\/06\/09 &#8211; Actu r\u00e9gion)<\/h3>\n<p>&nbsp;<br \/>\nC&rsquo;est la plus belle exposition lorraine qu&rsquo;on puisse voir cet \u00e9t\u00e9, magnifiquement \u00e9clair\u00e9e par Olivier Irthum et J\u00e9r\u00f4me Leh\u00e9richer.<\/p>\n<p>GOVILLER.- Quand Claude Rosenkrantz est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 soudainement d\u00e9but 2008, les plus pessimistes pr\u00e9voyaient qu&rsquo;avec lui allaient dispara\u00eetre les formidables expositions de groupe estivales qui ont fait la r\u00e9putation de l&rsquo;Espace TEM \u00e0 Goviller pr\u00e8s de V\u00e9zelise (54).<br \/>\nC&rsquo;\u00e9tait compter sans l&rsquo;\u00e9nergie de sa femme Alyne et la fid\u00e9lit\u00e9 de ses amis artistes, qui ont surf\u00e9 la premi\u00e8re ann\u00e9e sur l&rsquo;organisation de l&rsquo;exposition que Claude avait d\u00e9j\u00e0 peaufin\u00e9e avant sa disparition. En revanche, p\u00e9renniser ces grands rassemblements cr\u00e9atifs dans l&rsquo;ancienne ferme du Saintois tenait du pari.<br \/>\nAlyne, mais aussi Emmanuel Perrin, Jean-Paul Mougeot, Jac Vitali, Brigitte Bourdon, Ren\u00e9 Hippert &#8211; les proches du premier cercle &#8211; l&rsquo;ont tenu. TEM accueille, depuis le 7 juin et jusqu&rsquo;au 4 octobre, vingt-huit artistes (peintres sculpteurs, plasticiens&#8230;), ce qui en fait le plus important rassemblement du genre en Lorraine. Et toujours dans un m\u00eame esprit : peu ou prou, ils ont cr\u00e9\u00e9 sp\u00e9cialement pour le lieu, apr\u00e8s qu&rsquo;un espace leur a \u00e9t\u00e9 d\u00e9volu.<br \/>\nR\u00e9sultat, les \u0153uvres pr\u00e9sent\u00e9es s&rsquo;int\u00e8grent dans les trois niveaux et le jardin de l&rsquo;ancienne ferme, jusqu&rsquo;\u00e0 se confondre parfois avec le d\u00e9cor : c&rsquo;est le cas des \u00ab copeaux \u00bb de bois g\u00e9ants que R\u00e9gine Lehmann a dress\u00e9s du sol au toit et qui font \u00e9cho aux poutres verticales.<\/p>\n<h4>\nLa salle des pendus<\/h4>\n<p>D&rsquo;autres ont profit\u00e9 pleinement des larges cimaises, comme Mich\u00e8le Franck qui d\u00e9ploie un immense tableau bleu, noir et blanc, lequel berce les houles de l&rsquo;\u00e2me, les vagues et les larmes, m\u00eale les nuages et les abysses. Bref, nous parle de l&rsquo;\u00ab eau-del\u00e0 \u00bb et des limbes o\u00f9 planent les pr\u00e9sences-absences de ceux qui nous ont quitt\u00e9s, incarn\u00e9es par les sculptures m\u00e9talliques en apesanteur de son compagnon le Luxembourgeois Ren\u00e9 Wiroth.<br \/>\nInvit\u00e9 pour la premi\u00e8re fois, le peintre St\u00e9phane Noviant investit lui aussi une large surface et la peuple avec talent et humanit\u00e9 du petit monde de la rue Saint-Nicolas \u00e0 Nancy, qu&rsquo;il conna\u00eet bien : clients des bistrots, faune des trottoirs et des comptoirs, il lui rend sa dignit\u00e9 avec fraternit\u00e9 et malice.<br \/>\nCes pochades \u00e9clatantes de couleurs contrastent avec l&rsquo;installation en noir et blanc de Sylvie de Biasi qui a reconstitu\u00e9 la \u00ab salle des pendus \u00bb o\u00f9 les anciens mineurs de fer accrochaient leurs v\u00eatements \u00e0 des porte-manteaux qu&rsquo;ils hissaient, et un ascenseur grillag\u00e9 descendant vers les entrailles de la terre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4>Monstres croquignolets<\/h4>\n<p>C&rsquo;est impressionnant et grave, \u00e0 l&rsquo;inverse de l&rsquo;\u00e9patant nounours g\u00e9ant tricot\u00e9 en papier par Manuela Cordenos, qui fait face \u00e0 cette installation. Ce grand \u00e9cart entre la cr\u00e9ation ludique, la peinture sociale et le travail de m\u00e9moire t\u00e9moigne de la diversit\u00e9 des travaux pr\u00e9sent\u00e9s cette ann\u00e9e.<br \/>\nSuivant les go\u00fbts, on peut s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 tous : aux \u00e9l\u00e9gants mobiles d&rsquo;Hubert Keller, fusel\u00e9s tels les premiers a\u00e9roplanes, comme aux monstres croquignolets de Manu Poydenot, qui renoue avec son inspiration premi\u00e8re mais situe ses \u00ab grotesques \u00bb dans des d\u00e9cors urbains r\u00e9els, notamment ceux du Nord.<br \/>\nNe manquez pas non plus les tableaux cousus de Brigitte Bourdon qui revient \u00e0 la peinture. Ses rouges profonds trouvent un pendant dans ceux de St\u00e9phane Galmiche, n\u00e9o-classique qui instille toujours de la gr\u00e2ce et de la goguenardise dans ses tableaux, et dans les rouges sang de b\u0153uf du fameux sculpteur meusien Patrick Boy\u00e9.<br \/>\nAutre coup de c\u0153ur : pour le peintre cor\u00e9en Jae Woo Park, nouveau venu qui fige dans le gel sensible de ses tableaux des instants de vie, comme saisis en rafale par un objectif photographique, mais distanci\u00e9 par un \u00ab sfumato \u00bb sombre qui les nimbe d&rsquo;irr\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>G\u00e9rard CHARUT\u2022 Exposition TEM, 55 Grand&rsquo;rue \u00e0 Goviller, le dimanche de 14 h \u00e0 19 h. Entr\u00e9e libre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le R\u00e9publicain Lorrain CULTURE exposition \u00e0 goviller L\u2019art contemporain joyeux Entre les peintures tr\u00e8s intimes [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/rene-wiroth\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/240"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/rene-wiroth\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/rene-wiroth\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/rene-wiroth\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/rene-wiroth\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=240"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/rene-wiroth\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/240\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":282,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/rene-wiroth\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/240\/revisions\/282"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/rene-wiroth\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=240"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}