{"id":227,"date":"2014-01-27T15:11:28","date_gmt":"2014-01-27T14:11:28","guid":{"rendered":"http:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/?page_id=227"},"modified":"2014-01-27T16:43:58","modified_gmt":"2014-01-27T15:43:58","slug":"letzebuerger-vollek-hagondange-mai-2011","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/letzebuerger-vollek-hagondange-mai-2011\/","title":{"rendered":"L\u00ebtzebuerger Vollek Hagondange mai 2011"},"content":{"rendered":"<p>Hagondange &#8211; Salon de peinture &#8211; mai 2011<br \/>\n\u00ab Nous sommes partout et nulle part \u00bb, ou<br \/>\nL\u2019univers vu par Mich\u00e8le Frank<\/p>\n<p>Incroyable, mais vrai ! Invit\u00e9 au vernissage du Salon de la peinture d\u2019Hagondange le 6 mai 2011, en principe \u00e0 18 h, mais \u00ab bienvenu \u00bb jusqu\u2019\u00e0 vingt heures \u00e0 condition de ne pas avoir trop soif, j\u2019y arrivai \u2013 bouchons frontaliers obligent \u2013 royalement vers 19,30 h. Le \u00ab nunc bibendum est \u00bb du verre de l\u2019amiti\u00e9 promis par l\u2019organisateur press\u00e9 en fin de vernissage ayant apparemment c\u00e9d\u00e9 \u00e0 un \u00ab fuit bibito \u00bb aussi sec que pass\u00e9, je me consolai en me disant que le plaisir des yeux n\u2019exige apr\u00e8s tout point l\u2019humidification de la gorge.<\/p>\n<p>Reconnaissons toutefois que, \u00e0 peine entr\u00e9 dans l\u2019immense salle des f\u00eates (1), j\u2019oubliai aussi bien la route poussi\u00e9reuse que les embouteillages pr\u00e8s de l\u2019aire de Berchem et \u00e0 une fronti\u00e8re o\u00f9 Schengen bat de l\u2019aile, tellement je fus saisi par un spectacle unique, renversant, \u00e9poustouflant, splendide, grandiose&#8230; Stop ! \u00c0 force d\u2019aligner des superlatifs, ne risqu\u00e9-je pas de me couvrir de ridicule ? Quoique&#8230; Compar\u00e9 aux laudationes flagorneuses que certains critiques se font payer proportionnellement au nombre de \u00ab Doktor \u00bb pr\u00e9c\u00e9dant leur nom, mon enthousiasme n\u2019est que p\u00e2le approbation. Au moins est-il sinc\u00e8re. Et, en effet, l\u2019immense tableau \u2013 en fait un polyptique de douze tableaux \u2013 que j\u2019aper\u00e7us depuis l\u2019entr\u00e9e, ce vendredi 6 mai, suspendu au fond de la salle et l\u2019\u00e9clairant d\u2019une lumi\u00e8re digne des grandes fresques de la Renaissance, m\u00e9rite encore bien d\u2019autres superlatifs.<\/p>\n<p>Mich\u00e8le Frank, que je vous ai d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9e comme \u00e9crivain avec son livre \u00ab Ressac \u00bb en juillet 2006, mais aussi \u00e0 l\u2019occasion de ses expositions avec Ren\u00e9 Wiroth \u00e0 Govillers et \u00e0 Bourglinster, respectivement en juin et d\u00e9cembre 2007, est l\u2019invit\u00e9e d\u2019honneur de ce salon. \u00c0 part \u00e7a, elle est aussi \u2013 reconnaissons-le \u2013 la seule artiste de format international \u00e0 valoriser une exposition constitu\u00e9e, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s, de peinture du dimanche. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, la magnifique composition c\u00e9leste de Mich\u00e8le, d\u00e9velopp\u00e9e en une formidable dramaturgie de bleus entrecoup\u00e9e de p\u00e2leurs n\u00e9buleuses, d\u2019\u00e9clairs sulfureux et de clins d\u2019oeil solaires, vaut vingt fois le d\u00e9placement depuis Luxembourg&#8230; Mais oui ; \u00e7a nous m\u00e8ne au-del\u00e0 des mille Km, quelque part du c\u00f4t\u00e9 de la Chapelle Sixtine.<\/p>\n<p>En effet, les super bandes dessin\u00e9es michelangelesques mises \u00e0 part, qu\u2019aucun peintre au monde n\u2019\u00e9gala \u00e0 ce jour, le ciel sixtinien ne vaut pas celui de Mich\u00e8le. Il n\u2019y a l\u00e0, notez, aucune comparaison qualitative ; ce serait ridicule. Mais le fait est, que le ciel, ou l\u2019univers, selon Mich\u00e8le, n\u2019est pas qu\u2019un fond, un dessous, un arri\u00e8re-plan, un d\u00e9cor neutre, mais bien le personnage principal de cette oeuvre superbe. La peinture de Mich\u00e8le est certes abstraite et d\u2019aucuns la classent (quelle horreur que cette manie !) dans la cat\u00e9gorie de l\u2019abstraction romantique, mais force est de reconna\u00eetre qu\u2019ici, comme dans d\u2019autres de ses tableaux, rien n\u2019est plus parlant, plus interpellant pour l\u2019esth\u00e8te et l\u2019amateur de beaut\u00e9 picturale. Cette peinture, intitul\u00e9e \u00ab Nous sommes partout et nulle part \u00bb en est-elle le sommet ? Ce polyptique constitue-t-il un apog\u00e9e ? Certainement pas, car Mich\u00e8le est loin d\u2019avoir dit son dernier mot ou tir\u00e9 son plus beau trait de pinceau, mais il est s\u00fbr que dans l\u2019Himalaya (ou \u00ab Hymne \u00e0 la joie \u00bb) de la peinture, cette oeuvre figure en bonne place parmi les g\u00e9ants.<\/p>\n<p>Le comble, h\u00e9las, aussi incroyable qu\u2019absurde pour une organisation centr\u00e9e autour d\u2019un tel chef-d\u2019oeuvre et cens\u00e9e le rendre accessible \u00e0 un vaste public, c\u2019est que, invit\u00e9 \u00e0 un vernissage vendredi 6 mai, je doive vous annoncer, que l\u2019expo ne dure que jusqu\u2019\u00e0 mercredi 11 mai. N\u2019est-ce pas un peu se moquer du monde ? Alors, moi, qui \u00e9tais pr\u00eat \u00e0 pardonner \u00e0 la mairie d\u2019Hagondange mes 2 x 50 Km de route, les bouchons et l\u2019absence de rafra\u00eechissements pour les correspondants retardataires, je ne peux pas les excuser pour leur d\u00e9risoire calendrier. En effet, me voil\u00e0 oblig\u00e9 de reculer d\u2019autres articles et de bousculer la r\u00e9daction de la Zeitung, pacha en t\u00eate, dans l\u2019espoir que vous soyez inform\u00e9s au moins \u00e0 temps pour la derni\u00e8re journ\u00e9e de cette expo \u00e0 la chronologie coinc\u00e9e. Voil\u00e0, c\u2019est tout ce que j\u2019avais \u00e0 dire avant de vous citer quelques mots extraits du discours de Mich\u00e8le Frank \u00e0 l\u2019occasion de ce vernissage, mots qui illustrent tellement bien ce qui anime un artiste et, surtout, ce qui l\u2019anime, elle :<br \/>\n\u00ab \u2026 pourquoi ce d\u00e9sir de peindre, de sculpter, d\u2019\u00e9crire, activit\u00e9s qui s\u2019op\u00e8rent en solitaire, contrairement \u00e0 la musique qui souvent se pratique en groupe, au th\u00e9\u00e2tre ou au sport qui nous rapprochent des autres, permettent un contact stimulant, \u00e0 un moment o\u00f9 de plus en plus nous vivons en vase clos devant notre ordinateur ou notre poste de t\u00e9l\u00e9vision, atterr\u00e9s par l\u2019inhumanit\u00e9 et l\u2019indiff\u00e9rence qui se sont install\u00e9s dans ce monde. D\u2019o\u00f9 vient ce besoin de r\u00e9aliser, tout seul (&#8230;) une \u0153uvre qui jaillit d\u2019on ne sait o\u00f9. Je parle de cette chose en nous qui guide notre main sur la toile ou sur le papier, de cette chose qui fait jaillir de la terre ou de la pierre ce qu\u2019on appellera une sculpture, de cette chose qui nous fera aligner des mots pour raconter une histoire ou exprimer des id\u00e9es. L\u2019inspiration (&#8230;) si difficile \u00e0 identifier, que l\u2019on reste soi-m\u00eame \u00e9bahi devant ce qui est sorti de cet inconnu en nous, cette pulsion qui fait que nous avons l\u2019impression d\u2019imploser si nous ne lui ob\u00e9issons pas par le passage \u00e0 l\u2019acte.<\/p>\n<p>Il faut imaginer que nous avons quelque chose \u00e0 partager avec les autres, et qu\u2019ils voudront bien nous entendre (&#8230;) Un leurre, bien s\u00fbr, mais seule cette illusion nous donne le d\u00e9sir de nous approprier la parole, de r\u00e9duire l\u2019espace qui nous s\u00e9pare de l\u2019autre, du vrai, du beau, de ce que nous souhaiterions \u00eatre et qui nous est finalement interdit. Mais il y a aussi ce plaisir de faire quelque chose de nos mains, (&#8230;) d\u2019aller vers le beau, parfois maladroitement, de communiquer, si peu que nous ayons \u00e0 dire (.. .) Sachant que le doute sur la qualit\u00e9 de notre travail est l\u00e0, sans arr\u00eat, \u00e0 nous tarauder, notre regard sur lui tant\u00f4t complaisant, tant\u00f4t destructeur, et ce d\u00e9couragement qui parfois nous saisit et fait na\u00eetre le d\u00e9sir de tout envoyer valser, pinceaux, couteaux, couleurs et tout le reste pour ce qu\u2019on appelle se laisser vivre&#8230; \u00bb<\/p>\n<p>Salle des f\u00eates, Rue Henri Hofmann, Hagondange \u2013 expo ouverte de 9,3o \u00e0 12 h et de 14 \u00e0 18,30 h jusqu\u2019\u00e0 mercredi 11 mai<\/p>\n<p>Giulio-Enrico Pisani<br \/>\nmardi 10 mai 2011<\/p>\n<p>L\u00ebtzebuerger Vollek Hagondange mai 2011<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hagondange &#8211; Salon de peinture &#8211; mai 2011 \u00ab Nous sommes partout et nulle part [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/227"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=227"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/227\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":279,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/227\/revisions\/279"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=227"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}