{"id":207,"date":"2014-01-27T14:45:37","date_gmt":"2014-01-27T13:45:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/?page_id=207"},"modified":"2014-11-22T12:53:56","modified_gmt":"2014-11-22T11:53:56","slug":"biographie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/biographie\/","title":{"rendered":"Biographie de Mich\u00e8le Frank"},"content":{"rendered":"<h2>Curriculum Vit\u00e6<\/h2>\n<p><div class=\"one_half\">N\u00e9e \u00e0 Ch\u00e2tellerault (France)<\/p>\n<p>\u00c9tudes Universitaires : Lettres Modernes \u00e0 la Facult\u00e9 Fran\u00e7aise de l&rsquo;Universit\u00e9 de Sarrebruck (Allemagne) et l&rsquo;Universit\u00e9 de Dijon (France)<\/p>\n<p><strong>1980<\/strong> D\u00e9couvre la peinture qu&rsquo;elle travaille en autodidacte (encres, huiles, peintures et br\u00fblures sur diff\u00e9rents mat\u00e9riaux)<\/p>\n<p><strong>1987<\/strong> Rencontre avec Ren\u00e9 Wiroth qui l&rsquo;incitera \u00e0 exposer<\/div><div class=\"one_half column-last\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-788 size-full\" src=\"http:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/michele-vue-par-isabelleimg_0820.jpg\" alt=\"Mich\u00e8le vue par IsabelleIMG_0820\" width=\"640\" height=\"426\" srcset=\"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/michele-vue-par-isabelleimg_0820.jpg 640w, https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/michele-vue-par-isabelleimg_0820-125x83.jpg 125w, https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/michele-vue-par-isabelleimg_0820-480x319.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/div><div class=\"clear\"><\/div><\/p>\n<h2>Autoportrait<\/h2>\n<p>Autodidacte, je suis pass\u00e9e, il y a une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es de ma passion pour la litt\u00e9rature \u00e0 la passion pour la peinture. Toutes les mati\u00e8res, tous les outils qui permettent l\u2019expression picturale imm\u00e9diate, la toile, le cr\u00eape de chine, le papier, le cuivre, lestyropore, les pigments, les pastels, l\u2019huile, l\u2019encre et m\u00eame le chalumeau me servent de support. De la m\u00e9lancolie des bleus \u00e0 l&rsquo;exub\u00e9rance des rouges, des oranges \u00e9clatants aux couleurs les plus tendres, toutes les couleurs m\u2019enchantent. Sans oublier lafeuille d&rsquo;or et les paillettes, qui \u00e0 un moment de fascination pour le monde stellaire d&rsquo;Hubert Reeves, m\u2019ont permis de traduire le scintillement des \u00e9toiles et des galaxies.<\/p>\n<p>Ma premi\u00e8re exposition \u00ab Paysages Int\u00e9rieurs \u00bb et celles qui l&rsquo;ont suivie \u00e9taient un cheminement vers la lumi\u00e8re, une lumi\u00e8re impossible \u00e0 capter et \u00e0 retenir. Puis, comme si ces chemins ne devaient pas me conduire l\u00e0 o\u00f9 je voulais, je me suis tourn\u00e9e dans mon exposition \u00ab Points de Fuites \u00bb au Th\u00e9\u00e2tre d\u2019Esch vers la vo\u00fbte c\u00e9leste, dont j\u2019ai tent\u00e9 de saisir le myst\u00e8re, \u00e0 la recherche d\u2019un point lumineux vers lequel l\u2019imagination s\u2019\u00e9vade, quand le \u00ab comportement de fuite sera le seul \u00e0 permettre de demeurer normal par rapport \u00e0 soi-m\u00eame \u00bb (Henri Laborit), dans un monde o\u00f9 l\u2019on ne se retrouve plus. Le seul qui permette de rester coh\u00e9rent, \u00e0 des moments o\u00f9 les hommes, comme satur\u00e9s d\u2019eux-m\u00eames, ballott\u00e9s entre leurs pulsions de vie et de mort, n\u2019en peuvent plus de tourner en rond, de subir la domination et de l\u2019exercer, sans parvenir \u00e0 satisfaire leur volont\u00e9 de puissance, sans trouver de r\u00e9ponse au pourquoi de leur existence, de leur souffrance, de leur solitude et d\u00e9clenchent une situation d\u2019urgence pour \u00e9chapper au vide et se donner l\u2019occasion de se mesurer.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019aff\u00fbt des r\u00eaves et des cauchemars, \u00e0 coups d\u2019aiguille, \u00e0 coups de couteau, \u00e0 coups de c\u0153ur, \u00e0 la recherche des couleurs qui s\u2019aiment, avec comme compagnons des lucioles, des feux follets, des dragons, des m\u00e9t\u00e9ores, mes \u00ab Errances \u00bb (titre de trois expositions) m\u2019ont aid\u00e9e \u00e0 panser quelques blessures. La vie parall\u00e8le que permet la repr\u00e9sentation du monde onirique, accorde le privil\u00e8ge de devenir ordonnateur de sa vie et de trouver une certaine harmonie entre son univers propre et le r\u00e9el.<\/p>\n<p>Il y a quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, je me suis dirig\u00e9e vers une peinture gestuelle, tentant d&rsquo;exprimer, dans la spontan\u00e9it\u00e9 la plus totale, la violence des sentiments, l&rsquo;angoisse, la jubilation, toutes ces choses que notre \u00e9ducation tend \u00e0 enfermer pour faire de nous des \u00eatres lisses, adapt\u00e9s au fonctionnement que la soci\u00e9t\u00e9 attend de nous. En maniant la couleur et les mati\u00e8res selon mon bon plaisir, dans le seul but d\u2019exp\u00e9rimenter et d\u2019exulter. Les derniers travaux que j\u2019ai pr\u00e9sent\u00e9s aux cot\u00e9s des sculptures de Ren\u00e9 Wiroth, apr\u00e8s une vingtaine d&rsquo;expositions \u00e0 Luxembourg, en France, en Suisse, en Belgique, en Allemagne, sont une recherche sur la mati\u00e8re, avec la couleur et le feu.<\/p>\n<p>Je voudrais arriver \u00e0 une peinture qui soit comme un son, une voix, qui sortirait non de la gorge, mais du diaphragme, c&rsquo;est-\u00e0-dire qui exprime l&rsquo;authenticit\u00e9, l\u2019abandon de tout ce qui ne fait pas partie int\u00e9grante de l&rsquo;\u00eatre que je suis, que je d\u00e9sire affirmer et reconna\u00eetre avec toute sa m\u00e9diocrit\u00e9, ses faiblesses, ses angoisses, son enthousiasme et sa joie de vivre. En ce sens, je consid\u00e8re ma peinture comme une manifestation de la mati\u00e8re et de l&rsquo;expression \u00ab brute \u00bb, je dirais m\u00eame physique, violente et enjou\u00e9e tout \u00e0 la fois. M\u00eame si elle semble parfois sophistiqu\u00e9e. De ma d\u00e9marche, que je d\u00e9voile ici, j&rsquo;esp\u00e8re faire na\u00eetre d&rsquo;autres interrogations.<\/p>\n<p>Exp\u00e9rimenter, communiquer et partager.<\/p>\n<p><em><strong>Mich\u00e8le Frank, Septembre 2001<br \/>\n<\/strong><\/em><em>Texte extrait de\u00a0\u00bb L&rsquo;or et l\u2019argile, l\u2019art et le quotidien\u00a0\u00bb, \u00e9crit et illustr\u00e9 en collaboration avec Ren\u00e9 Wiroth<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Du r\u00eave et du vent !<\/h2>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es, je suis revenue \u00e0 la peinture \u00e0 l\u2019huile, grands fomats. Cette activit\u00e9, qui alterne avec l\u2019\u00e9criture, occupe presque tout mon temps.<\/p>\n<p>Que peignez-vous ? me demande-on parfois. Je r\u00e9ponds, les derniers temps : \u00ab Du r\u00eave et du vent ! \u00bbOn prend cela pour une boutade et j\u2019 ajoute, pour donner un semblant de s\u00e9rieux \u00e0 ma r\u00e9ponse : \u00ab Des morceaux d\u2019espace comme pris en grand angle. \u00bb Mais en fait c\u2019est cela que je peins, \u00e0 grands coups de couteau et de chiffon. Des branches qui s\u2019entrelacent, des fourr\u00e9s o\u00f9 l\u2019on peut se cacher, de grands espaces presque sans couleur o\u00f9 l\u2019on peut s\u2019\u00e9vader et se perdre. Du flou, o\u00f9 tout s\u2019efface comme balay\u00e9 par le vent. Je pars quand je peins et je voudrais qu\u2019on me suive dans ces \u00e9vasions, sans autre but que d\u2019\u00eatre ailleurs que dans la grisaille. Je pense au vent, parce que je pense que sa peinture n\u2019a pas de poids, mais aussi parce que le vent vous emporte l\u00e0 o\u00f9 il veut et que vous n\u2019\u00eates pas responsable. Je voudrais peindre autre chose, je voudrais faire des tableaux qui provoquent, qui d\u00e9noncent l\u2019insoutenable, \u00e0 la mani\u00e8re de Guernica, mais je n\u2019a pas l\u2019engagement n\u00e9cessaire ou trop peur de ne pas savoir dire. La violence me fait peur, je pr\u00e9f\u00e8re n\u2019\u00eatre qu\u2019une coloriste donnant \u00e0 voir \u00e0 chacun ce qu\u2019il souhaite, \u00e9bauchant des personnages, des animaux qui ne sont pas visibles au premier coup d\u2019\u0153il mais qu\u2019on d\u00e9couvre en r\u00eavassant devant mes tableaux. L\u2019\u00e9nergie qui se d\u00e9gage de mes toiles me suffit. La peinture m\u2019a ouvert des horizons incroyables, que je n\u2019ai pas fini d\u2019explorer, de m\u00eame que l\u2019\u00e9criture, qui fuse comme de la lave et me permet de creuser l\u2019inconnu en moi, comme en chacun de nous.<\/p>\n<p><em><strong>Mich\u00e8le Frank, Janvier 2002<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>A Pictorial Autobiography<\/h2>\n<p>\u201cWhat is it that paints in me?\u201d A question which Mich\u00e8le\u201d asks herself in her conference on \u201cFeminine Identity in Art\u201d. She thinks that she isn\u2019t the one who paints but something which is stronger than herself.<\/p>\n<p>Myself, I think that she draws in that which nature has of magic, its power, its force and the energy that she uses on her canvases to express the chaos of the human soul, its anguish, its pain, its humors and its contradictions. Mich\u00e8le operates like miners who in other times went down into the depths of the earth to extract treasures. She goes down to the bottom of herself, to pull up fantastic beings, monsters, animal-plants, trees that are leafless or burnt in her imagery and integrates them in lunar landscapes, savage forests, profound and violent seas. The tales of these journeys realized with blow of paintbrush or knife, blurred by fingertips show us what words cannot describe in a novel, their metamorphosis at the heart of nature. Each tree can become an animal, the sea can become forest, a plant can become an insect. Everything is infused with light. This is a determinate step in her work. Bringing forth thousands upon thousands of new stories, always different one from the other, she uses nature to express her inner world. A world of both dreams and fantasy in which she re-establishes clear order with her fingertips, so often serving as brushes, scratching the stretched canvas, sometimes making holes, such is the intensity with which she works to bring fort the essence of her eternal silence\u2026 This anger which alternates with sensibility makes her travel on a tense cord to pierce the secrets of nature and the human soul through her own experience and, that of others with whom she has a strongly tendency to identify herself.<\/p>\n<p>Mich\u00e8le paints as she writes, spontaneously, without deletions, liberating the energy which lives within her. When she writes, she tries to sound the human soul choosing herself as target. When she paints, it is nature in all its moods which lets her recount the stories that must be decrypted through the touches of violent and tender color which like words, like sounds, provoke one after the other a sensation of heat or cold, of calm or effervescence. As no one can build without terrain, her terrain is her canvases. But the true owners are the four elements: water, earth, sky and fire. She describes for us the obstacles which every being must negotiate to survive. Each time she invents different scenes to surprise, to surprise herself, in the tumult of mother earth.<\/p>\n<p>The abstraction which could be her art is in some way but the extraordinary enlargement of her interior world. In this way she shows this unity which exists between the greatest and the smallest in this primary urgency that is the quest for equilibrium. Mich\u00e8le places herself far from this superficial formalism of the visible. She utilizes matter to give it a meaning, that of an obstacle, yes, but also an indication of a possible path.<\/p>\n<p>While the artists of the 19th and 20th centuries examined nature using it and studying scientific principles, Mich\u00e8le is preoccupied by human nature with all its characteristics, this human who is nothing more nor less that an infinitely small part of nature. She has pierced the canvas filled with dogmatic rules which were part and parcel of past views to once again find in that which we are, that which we were millions of years past: beings hunted by disasters provoked by natural phenomenon, the incommunicability and barbarity of mankind.<\/p>\n<p><em><strong>Ren\u00e9 Wiroth,\u00a0February 2009<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Curriculum Vit\u00e6 Autoportrait Autodidacte, je suis pass\u00e9e, il y a une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es de ma [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":13,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"template-full.php","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/207"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=207"}],"version-history":[{"count":30,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/207\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":835,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/207\/revisions\/835"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/media\/13"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.frank-wiroth.lu\/michele-frank\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=207"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}