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Biographie de René Wiroth

Curriculum Vitæ

1945 Né à Luxembourg

1960-1963 École des Arts et Métiers, Luxembourg, section du Bâtiment

1963-1965 École des Arts et Métiers, Luxembourg, section des Beaux-Arts

René Wiroth suit le conseil du sculpteur luxembourgeois, Lucien Wercollier, dont il fut l’élève pendant cinq ans et s’inscrit à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et des
Arts Visuels, La CAMBRE, à Bruxelles

1968 Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et des Arts Visuels, La CAMBRE, Bruxelles.

René vu par IsabelleIMG_0840

Autoportrait

Je suis né à Luxembourg en 1945. Après une formation dans les métiers du bâtiment, l’architecture et les beaux-arts au Centre des Arts et Métiers à Luxembourg, j’ai suivi les cours de peinture monumentale et obtenu en 1968 le Diplôme de Fin d’Etudes de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et des Arts Visuels, La Cambre à Bruxelles. À partir de 1966 j’ai participé à quelques expositions du Cercle Artistique à Luxembourg, dont l’une m’a valu le Prix d’encouragement de la ville d’Esch sur Alzette.

Très tôt, je me suis senti limité par le tableau à deux dimensions et me suis dirigé vers des œuvres tridimensionnelles, que j’appelais  » Oeuvre construite à fin indéterminée « . Mon premier happening a eu lieu dans une galerie à Bruxelles en 1968, suivi de participations à des expositions avec les constructivistes belges à la galerie du Disque Rouge et aux expositions du groupe Initiative en 1968 à Luxembourg. De 1969 à1980, j’ai participé à de nombreuses manifestations, où musique, peinture et manifestations visuelles étaient étroitement liées. Notamment comme co-créateur du groupe folk Dullemajiik, mettant à profit dix ans de formation musicale au Conservatoire de Musique de Luxembourg. Mon violon m’a accompagné dans toutes mes expositions et manifestations artistiques. Malgré une formation classique, je préfère l’improvisation telle que la pratiquent les musiciens des groupes tziganes ou Kletzmer, m’adaptant à l’ambiance de l’environnement .

J’ai édité, il y a quelques années, une cassette de musique postindustrielle  » CRI  » avec le saxophoniste Frank Michaelis de Düsseldorf.

Vu l’importance croissante du message culturel de la télévision, pour laquelle j’ai réalisé cinq performances  » live « , je me définis comme un artiste multimédia depuis 1984. Je me suis fait connaître par mes performances et mes moulages en plâtre sur le corps vivant ( Jacopo Fo, le fils du prix Nobel de Littérature 98, à Santa Christina, Italie, la chanteuse israélienne Sarah Alexander à la Biennale de l’Image de Nancy, l’intendant du théâtre de Bâle et de Sarrebruck Hermann Wedekind, et en 1998 le peintre naïf Libora Vàjkuvku lors d’une exposition à Sternberk en République Tchèque entre autres, ainsi que des artistes vivant à Luxembourg, comme le mime Vincent Marcotte, l’acteur Fernand Fox, le créateur de mode Fernando Guzman, le chanteur Charles Suberville). Ces performances me permettent de réaliser devant le public des  » photographies à trois dimensions « .

Je me définis comme artiste engagé, tant sur le plan culturel que social. J’utilise mes moulages pour des installations, mettant en évidence l’isolement, l’indifférence, le froid qui imprègnent notre société. L’exposition « Fer et Charbon « , entre autres, au Centre Culturel des Communautés Européennes à Luxembourg, l’exposition pour la sauvegarde du patrimoine postindustriel de la Sarre, de la Lorraine et du Luxembourg, « Les Cathédrales de Fer  » au Musée Volk- und Wirtschaft à Düsseldorf et une exposition multimédia au Zollhof. dans le cadre de la restitution du port de Düsseldorf aux habitants de la ville, témoignent de ma volonté de considérer l’art comme source première de changement de société. Cet engagement m’a valu la Médaille du Mérite Européen.

Depuis quelques années j’ai décidé de me mettre en retrait pour me recentrer et affiner mon travail. Deux prix de sculpture m’ont été attribués : le Grand Prix de Sculpture à la Biennale de Hettange Grande , et le grand prix du Salon du Mineur à Forbach (France).

Mes sculptures en bronze vont vers un plus grand dépouillement. Elles traduisent tantôt un désir d’harmonie et de fusion avec la matière et avec l’autre, tantôt un besoin d’envol. Mais ce vol est toujours arrêté, malgré l’énergie déployée pour quitter le réel.

Mon travail met en évidence les désirs contradictoires qui nous caractérisent: le besoin de sécurité et le désir de liberté, l’ineffable soif de l’autre et la peur de l’éparpillement. Mais aussi de la force et de la fragilité de chaque être humain.

Mon fils cadet, Daniel Wiroth, cinéaste, a réalisé en 1999 un documentaire dans la série Portraits d’Artistes, qui donne une image très émouvante de sa perception de mon art et de ma personnalité.

René Wiroth, Septembre 2001
Texte extrait de » L’or et l’argile, l’art et le quotidien », écrit et illustré en collaboration avec Michèle Frank